Dernièrement, j’ai visité le Centre Pompidou de Paris. Une première pour moi et un ravissement pour l’amoureuse de l’art moderne et contemporain que je suis.

Beaucoup d’œuvres dans différents domaines en arts plastiques m’ont plu mais je vous propose de découvrir huit d'entre elles que j’ai préféré de mes artistes coup de cœur.

Huit coups de cœur au Centre Pompidou, Paris

Le Centre Pompidou

Rassemblant plus de 100 000 œuvres, les collections du Centre Pompidou (musée national d’art moderne - centre de création industrielle) constituent l’un des premiers ensembles mondiaux de référence pour l’art des 20e et 21e siècles. Des grands fonds historiques aux acquisitions les plus récentes, elles couvrent les domaines des arts plastiques, du dessin, de la photographie, des nouveaux médias, du cinéma expérimental, de l’architecture, du design et de la prospective industrielle.

Ont peu y admirer les ouvres des artistes emblématiques (Henri Matisse, Georges Rouault, Georges Braque, Pablo Picasso, Sonia et Robert Delaunay, Fernand Léger, Vassily Kandinsky, František Kupka, André Breton, Alberto Giacometti, Jean Dubuffet…) et les mouvements fondateurs de l’art moderne (fauvisme, cubisme, surréalisme, abstractions lyriques et abstractions froide).

 

Gelb-Rot-Blau

Gelb-Rot-Blau

 

Gelb-Rot-Blau (Jaune-rouge-bleu)

Vassily Kandinsky (1866 - 1944)

1925

Huile sur toile

128 x 201,5 cm

 

Gelb-Rot-Blau est sans conteste l’œuvre qui m’a le plus plu, principalement les couleurs de celui-ci. Je suis restée longtemps à l’observer. Kandinsky est l’un de mes artistes préférés. Si vous regardez mes créations abstraites géomé²triques, vous comprendrez pourquoi bien que je fasse des toiles en relief.

Gelb-Rot-Blau est fondé sur l’équilibre d’éléments opposés mais aussi complémentaires. De prime abord, deux parties semblent se confronter : lignes géométriques et couleurs lumineuses à gauche, formes sinueuses et teintes sombres à droite. L’accent principal est mis sur les trois couleurs primaires qui, de gauche à droite, articulent la composition.

Pierre Soulages

Pierre Soulages

 

Pierre Soulages

Peinture 260 x 202 cm, 19 juin 1963

Huile sur toile

 

Pierre Soulages est mon artiste préféré, une référence pour moi qui aime à travailler la matière et la lumière. C’est le noir qu’il sublime. Vibrantes et lumineuses, ses œuvres sont source d’inspiration.

Les contrastes de noir et de blanc jouent un rôle déterminant sur ce tableau très coloré. Soulages dépose sur des toiles posées au sol une peinture fluide qu’il étend ensuite par grands aplats, à l’aide d’une brosse, en laissant en réserve d’importantes surfaces. Les variations de vitesse, de direction et de profondeur des coups de brosse donnent son rythme à la toile.

Le magasin de BenLe magasin de Ben
Le magasin de BenLe magasin de Ben

Le magasin de Ben

 

Le magasin de Ben

1958 - 1973

Matériaux divers

402 x 446 x 596 cm

 

J’ai trouvé génial le magasin de Ben. Cet artiste complètement loufoque m’a littéralement séduite. L’annoncellement d’objets compose ce « magasin » et les messages rigolos sont vraiment à lire.

Benjamin Vautier, l'artiste, ouvre un magasin en 1958 à Nice qui devient un espace d'exposition. Il s'appelle "Le Laboratoire 32" puis "La galerie Ben doute de tout". L'artiste le démonte en 1974 pour l'installer au Musée national d'art moderne à Paris. Le magasin devient alors le Centre d’art total, un lieu de publications, de rencontres et de discussions, notamment avec des artistes de l’école de Nice, qui se forme à cette époque. Dans son échoppe, il juxtapose de multiples éléments qui transforment l’espace en une sculpture en perpétuelle évolution : il l’appelle « N’importe quoi ».

Le jardin d'hiver

Le jardin d'hiver

 

Le jardin d'hiver

Jean Dubuffet (1901 - 1985)

1968 - 1970

Polyuréthane sur époxy

480 x 960 x 550 cm

 

Le jardin d’hiver est fascinant. C’est une œuvre artistique dans laquelle le public peut entrer. J’ai beaucoup aimé.

Dans ce « jardin », où il n’est en rien question de nature et qui s’apparente plutôt à une grotte, à une caverne, le décor se résume à de simples tracés noirs sur fond blanc. Mais l’entreprise est complexe : le sol et les parois sont bosselés, cabossés, et les dénivellations ou accidents sont tantôt soulignés, tantôt contredits par les tracés. Par-delà la leçon donnée à l’œil, c’est une remise en question de la perception toute entière que proposent ces architectures méditatives.

L'antichambreL'antichambre

L'antichambre

 

Yaacov Agam (1928 - )

1972 - 1974

L'antichambre 

Laine, bois, transacryl, aluminium, peinture, dispositifs lumineux, métal, plexiglas

470 x 548 x 622 cm

 

Aménagement de l'antichambre des appartements privés du Palais de l'Elysée pour le président Georges Pompidou (Salon Agam). L’aménagement réalisé par Agam pour l’Élysée répond à une commande faite à l’artiste par le chef de l’État en 1971. Excellent exemple d’espace pictural « cinétique » réalisé à l’échelle d’une pièce d’habitation et associant murs, plafonds, sol et portes d’entrée, le Salon porte à l’échelle de l’architecture intérieure les principes du « tableau polymorphique » réalisé à l’aide d’éléments colorés en biseau et offre au spectateur des compositions abstraites qui changent selon l’angle de vue que ce dernier adopte.

Le monumental pouce géant de césar

Le monumental pouce géant de césar

 

Le monumental pouce géant de césar

Un Pouce monumental de César est placé sur le parvis du Centre Pompidou.

César Baldaccini, dit César, est un sculpteur français, né le 1er janvier 1921 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le 6 décembre 1998 à Paris.

A l'occasion de la rétrospective César, le Centre Pompidou va accueillir un monumental Pouce en bronze doré de 6 mètres de haut, rappelant le célèbre Pouce de la Défense. Ce Pouce, réalisé en Normandie, sera installé ce mardi 28 novembre 2017 comme un appel à visiter la très belle rétrospective de César en 126 œuvres !

Cet œuvre de 6 mètres de haut est installé depuis ce mardi 28 novembre 2017 sur la piazza, Place Georges Pompidou (Paris, 4e arrondissement).

Ce Pouce, thème phare dans la carrière de César, est présent à plusieurs moments dans l’exposition rétrospective que le Centre Pompidou consacre au plasticien du 13 décembre 2017 au 26 mars 2018.

Huit coups de cœur au Centre Pompidou, Paris

 

New York City (New York City I)

Piet Mondrian (1872 - 1944)

1942

Huile sur toile

119,3 x 114,2 cm

 

L’œuvre est caractéristique de ses dernières recherches, s’appuyant sur une technique préparatoire de tressages de bandes de papier colorées superposées sur la toile. Cette grille forme une composition orthogonale aussi vibrante que joyeuse. Les différences de couleur et de disposition des lignes croisées exaltent le dynamisme optique de la structure. On peut y voir l’impact de l’éclairage électrique new-yorkais ou en écho le rythme syncopé du boogie-woogie.

The Deep

The Deep

 

The Deep

(La Profondeur)

Jackson Pollock (1912 - 1956)

1953

Peinture sur toile

220,4 x 150,2 cm

 

Après 1951, Jackson Pollock semble avoir épuisé les possibilités du dripping. The Deep est l’un des derniers tableaux de l’artiste, disparu dans un accident d’automobile en 1956. L’œuvre s’apparente à un nuage de peinture laiteuse brossée et versée, une masse crème au centre de laquelle une fente découvre un arrière-plan noir mat relevé de rouge. Jackson Pollock livre avec The Deep une vision restée singulière dans son parcours. Creusé au centre d’une nébuleuse écartelée, cet espace abyssal résonne encore, indiquant une direction inexplorée.

Huit coups de cœur au Centre Pompidou, Paris

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